Samedi 3 décembre 2005

Et si nous n’écrivions plus. Plus d’imagination. Plus de volonté. Plus de temps à prendre. Plus rien. On laisserait un trou noir, un vide sidéral, une page blanche, un écran blanc, où l’ancien texte resterait là depuis des lustres. Et si on n’avait plus rien à se dire. Raconter sa vie, c’est inintéressant, raconter ses rêves, c’est pas très ragoûtant, raconter ses envies, personne ne comprend. Si on ne se parlait plus. Qu’est-ce qu’on deviendrait ?

 

Que deviendrai-je si j’avais l’angoisse de la page blanche ? L’envie de tout déballer, tout critiquer, tout mépriser, tout aimer, tout argumenter, tout étudier, analyser, complimenter, haïr, insulter, vulgariser, parodier, revigorer, cuisiner, mélanger, pour redistribuer. Et si cette envie disparaissait… je ne serai plus. Plus moi-même, que l’ombre de moi-même, une âme éteinte, une ampoule qui scintille, qui clignote et qui grille comme un poulet.

 

Alors pour revenir, me réveiller, me remettre à vivre, je reprends la plume, je m’attache à la chaise, et je repense à toutes les choses que je vis, à tous ces trucs que je vois, à toutes ces personnes qui peuplent mon esprit, à ces situations que je prévois.

 

Je ne suis là pour personne le temps de l’écriture. Mon visage se tuméfie, puis se rétracte et je souris. La muse n’est pas partie, au contraire elle demeure, et me fait des signes. Prendre le temps. Le temps d’attendre son prochain pour lui faire profiter de la vue. Le temps de raconter son aventure avec les yeux de son petit frère. Les machines sont éteintes, je ne réponds pas au téléphone. Je suis noyé dans une marmite, englouti dans mes pensées. Mes idées en vinaigrette, je sers mon assaisonnement à qui trouve la vie un peu fade.

 

Ne vous inquiétez pas, il y en aura pour tout le monde, et même si vous êtes sages, y’aura certainement un peu de rab.

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Vendredi 21 octobre 2005

- Ouaip Laetitia… Je suis désolé, j’avais complètement oublié… j ‘espère que tu pardonneras mon heure de retard.

 

Je passe devant la voiture. Trop tard …

 

-         J’arrive dans 10 minutes.

 

Je raccroche.

Je suis en voiture, et je téléphone… sans honte, du moins pas pour l’instant. Car une voiture me suit depuis quelques instants, une voiture bleue nuit, avec une flamme tricolore au bord de sa plaque d’immatriculation.

Un gendarme en voiture banalisée, m’a vu. Effectivement, j’ai remarqué de suite après être passé devant lui que j’étais la cause de son démarrage précipité. Je suis désolé Monsieur l’agent. Il était sur le bas-côté, tranquilou, sur une route de campagne perdue au milieu de l’Hexagone. Une route de campagne où j’étais seul, à rouler et à profiter du peu de réseau que je venais de trouver, pour m’excuser auprès de ma future hôte de mon retard impardonnable. Des virages se succèdent, l’un puis l’autre, une cote, puis une descente, et enfin le village montre ses premières maisonnées. C’est le moment où il décide de passer à l’action.

 

Comme dans un bon navet américain où le héros s’en sort à la fin avec l‘héroïne, qui n’est autre que la fille du président qui venait de se faire enlever par des terroristes afin de mettre la plante à  feu et à sang, le gyro allumé, le bonhomme me double, warnings en rut… et s’arrête 300 mètres devant moi. Il sort et me fait face. Je ralentis en mec sympa, le regarde, et naïvement lui demande si c’est pour moi. On ne sait jamais.

 

Peine perdue, c’est bibi qui s’y colle, sinon y’aurait pas eu de chronique.

Il me fait signe et je me gare. Tout le reste est authentique sinon comme dirait Guy Carlier « Ca n’aurait pas de sens ».

 

-         Bonjour. Gendarmerie nationale. Vous pouvez couper le moteur s’il vous plait ?

 

Je m’exécute.

   

      -        Vous avez les papiers du véhicule ?

-         Je ne crois pas non…

-         Ah bon… en plus.

 

Je regarde, je fouille, et finalement je les trouve.

 

-         Ah si c’est bon…

-         Bien. Vous savez pourquoi je vous arrête ?

-         Heu… je suppose.

-         Ah oui… Pourquoi ?

-         Le téléphone ? lui rétorque-je d’un air le-type-il-est-pas-sûr-mais-il-essaye-quand-même.

-         C’est ça….

 

Il regarde les papiers et le permis avec photo floue à cause de la machine à laver.

     

        -      Vous saviez ce que je faisais moi sur le bas-coté ?

      -     Non…

-         J’écoutais mes messages.

 

Première leçon…Tiens prends ça… Bouge pas j’arrive avec le reste. Comme disait Brice… « cassé !!!! »

 

-         Vous êtes beaucoup plus discipliné que moi

-         Eh oui… Vous savez combien ça coûte ? (Comme dirait Jean-Pierre).

-         Heu oui je crois…

 

Mauvaise réponse, c’était la question piège qui attendait la réponse piège… et j’y suis tombé en plein dedans.

 

-         Combien ?

 

 

Grand moment de solitude…

 

-         Heu… 3 points… et une grosse amende…

-         35euros… me précise t-il…

 

Ah… je pensais que ce serait plus.

 

-         Oui de toute façon c’est toujours trop cher…

-         Certes … me dit-il. Mais bon là c’est rien. C’est pas cher payé. Vous auriez pu avoir un accident, vous tuer ou même pire tuer quelqu’un d’autre. Vous auriez vécu avec ça sur la conscience ?…

 

2ème leçon… où là encore j’en prends pour mon grade. Brice aurait dit «  Double cassage »… moi je ne fait que sourire et je réponds…

 

-         Oui c’est vrai… Vous avez peut être raison…heu non… Vous avez raison.

-         Vous avez tous vos points sur le permis ?

-         Oui (authentique).

-         Et vous faites quoi dans la vie ? Vous travaillez ?

-         Je suis étudiant.

-         Pas en droit j’espère…

-         Heu ….. si… dis-je tout penaud mais avec le sourire de celui-qui-vient-de-se-faire-gauler-alors-qu’il-aurait-pas-dû.

-         En plus !!!!

-         Oui mais j’aime pas le droit privé.

 

Alors là je me rends compte de mon erreur. J’aime pas…. Non…

 

-         En fait non j’étudie le droit public… Je le préfère au droit privé.

 

Ouf…j’espère avoir sauvé la mise. C’est à partir de ce moment là que j’ai compris que j’allais avoir une fin plutôt heureuse. Il me rend les papiers après vérification.

 

-         Bon c’est bon pour cette fois, je vous tire l’oreille virtuellement. Mais la prochaine fois qu’elle sonne, laissez la petite boite noire à coté. C’était si urgent que ça ?

 

Tout de même, j’étais invité à l’apéro. Il devrait comprendre… je m’interroge, je me susurre l’idée de…, et finalement je réponds…

 

-         Non c’était pas si urgent.

-         Bon allez-y.

-         Merci .

 

Je mets le contact…

 

-         Ceinture d’abord. On met d’abord la ceinture, et après on met le contact.

 

Alors là, c’est le paroxysme de la leçon, comme s’il voulait me donner le coup de grâce, et me montrer que j’avais tort sur toute la ligne. Il avait raison certes. L’écervelé au T-shirt jaune n’aurait pas trouvé de mots, d’expression pour décrire cette dernière situation… Vas-y que je t’en remets un petit coup, pour que tu comprennes bien.

 

Et me revoilà parti. Il était seul, pas en service, (je pense), et donc, et ça reste hypothétique, je crois qu’il n’aurait pas pu me mettre d’amende. Les conditions procédurales n’étaient pas remplies. Par contre niveau leçon il s’est fait plais’, et aujourd’hui j’en rigole encore. Un flic sympa et pédagogue, après tout, ça fait pas de mal d’en rencontrer.

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Samedi 15 octobre 2005

C’est la rentrée !!! Et pour tout le monde en serrés rangs… très. Insérés à toute la population, la rentrée des entrées des restos huppés et entraînés. Pour les entreprises, c’est terminé l’été. La rentrée des entrées monétaires et reposées entre en force pour finir l’année. Et vous, vous êtes rentrés ? Décentrés pendant l’été, rentrez concentrés sur l’entrée en famille, à l’école de vos raies et de vos tempes, en ébullition pour transcender.

 

Les enfants, la raie au milieu, bien peignée. En rang très serrés, prêts pour la rentrée à l’école, au collège, au lycée. Des profs surentraînés qui vous voleraient l’entrée si vous ne vous interposiez. Et la sortie ?

 

La sortie ? Et bien oui l’assortie des rentrées. Une rentrée rétrécie des raies très serrées à cause d’une grève de rentrée.

 

C’est septembre et octobre. La sorties des orties et la rentrée des rangs armés. L’armée est rentrée ? Mais où donc ? Et bien là où l’arme est rentrée. Mais l’armée sortie n’est-elle pas trop prétentieuse pour réarmer son entrée. Non ! Vous dis-je. L’armée rentre car la paix retrouvée la sortait à grands coups de grands pets. Et si mes parents me voyaient… Mon père est rentré et ma mère l’a sorti ; Elle l’assorti de la raie sortie de la mer en furie pour l’y faire re-rentrer. Et si mon père l’a suivie, c’est parce que l’as sorti, il préférait rentrer pour une partie de poker improvisée. Plus vite sorti, plus vite rentré, comme la mise à parier. Une entrée de sortie pour que l’as sorti rentre en force dans le tas des entrées et finisse par entraîner une suite d’entrées, aux dents très serrées qui feront de moi un homme assorti aux entrées.

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Mercredi 28 septembre 2005

« Mesdames, Messieurs, bienvenu à bord de l’avion AZX 769 à destination de Dublin. Je m’appelle Allan, et je suis votre commandant de bord. Je suis alcoolique, et je fume des joints. Avant de décoller, je me suis sifflé trois bouteilles de pinard et deux apéros corsés. Ne vous en faites dont pas, j’ai mangé des cacahuètes et j’ai l’habitude de ce genre de choses. Avec John mon copilote, on s’est fumé un joint de beuh juste à l’instant de la jamaïcaine ramenée hier de là-bas. Je me fais juste un petit rail et nous pourrons décoller.

 

N’oubliez pas d’attacher vos ceintures, ça risquerait de secouer une fois arrivé là-haut. Pour vous dire, hier j’ai tenté le double looping avec 140 passagers, ça a bien marché mais tout le monde a vomi à l’arrivée. Si information vous désirez, n’hésitez pas à demander a nos hôtesses. Si elles ont fini leurs verres, elles viendront vous renseigner, et si vous êtes vraiment sympathique, elles vous offriront même à boire.

Sur ce je vous laisse, un petit verre de Muscadet attend que je l’attrape et que je le porte à mes lèvres.

 

Au nom de la compagnie AirSoulard, je vous souhaite à tous un agréable voyage, et merci de nous avoir choisis. »

 

 

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Mercredi 28 septembre 2005

Pchiiiiiit…… Vouuuuiiiiiiii….. Ouvert fermé… Je suis un robinet. Un robinet d’eau froide, un robinet d’eau chaude, un bout d’inox qui orne votre maison. J’ai pas inventé l’eau tiède, et pourtant je réfléchis. Un robinet qui pense, c’est dérangeant non ? Vous ne pensiez tout de même pas être les seuls au monde à avoir une vie rangée.

 

Vous vous demandez peut être ce que l’on est. On naît… dans une usine, on vit dans votre salle de bains, cuisine, trois pièces rangée sur mesure, achetée chez « Cuisinella », et quand on vous déplait, on part à la corbeille, en mourant. On a tout de vous. Vos émissions télé, le « tuyau faible », ou « Qui veut gagner des mètres cubes d’eau ». Comme votre FBI, ou votre KGB, nous avons nous aussi notre DGSE, le Département Général Du Service Des Eaux ; sorte de service spécial si on tombe en panne. On se raconte vos vies, vos passages, vos grimaces, vos sautes d’humeur, vos coups de joies. Je suis un peu le confident que vous n’aurez jamais, celui qui ne vous contredira pas quand vous balancerez sur votre chef, quand vous direz que c’est l’autre qui a copié. Un ami parfait qui vous écoute tout en y pensant,  mais sans réponse, juste de l’eau qui s’écoule.

 

Quand je vois Monsieur, le matin, se raser, répéter les mêmes gestes de bas en haut dans le sens du poil, et qui ensuite secoue le tout sur le lavabo, quelle tristesse. Il se dévisage, dans le miroir, se touche la joue gauche hirsute, puis la joue droite, et se décide enfin. « Allez, ce soir je rentre tard, je vais voir ma maitr… heu non j’ai une réunion, je me rase, c’est décidé, je me parfume, je me fais beau. » Je participe ainsi à la désuétude du couple. L’adultère mesquine, l’idiotie trépidante qui donne du piment à la vie mais qui vulgarise nos comportements, qui trompe nos semblables (vos semblables), et qui vous donne bonne conscience… Je suis bien content d’être inoxydable. Le suis-je ? Monsieur se termine, il s’habille lentement devant moi, avec son air impudique qui le caractérise, et me quitte en se coiffant. Je viens d’assister à son intimité buccale, je plains sa maîtresse, et je félicite sa femme. Tiens, la voilà d’ailleurs qui arrive. Robe de chambre rose pale, couleur du vécu, du passé outrepassé, désuet, couleur désuète d’ailleurs. Elle s’ennuie mais reste là pour assurer la stabilité familiale.

 

Je souris à ce drame shakespearien. Moi je suis heureux de vivre, je constate, j’étudie. Je prends les mauvais exemples que je ne vivrais jamais. Ca sert à ça de regarder. Je suis un spectateur du désespoir, et triomphateur vivant. Je me sers de vos malheurs pour parfaire mon bonheur. Et j’y arrive. Tout ce que vous faites, je le renie. Je le prends à contre exemple comme si le diable m’apparaissait. La femme s’habille très class, pour partir au boulot. Son maquillage parfait, ni trop ni pas assez, la fait resplendir encore un peu plus. Madame a la chance d’être jolie, elle pourra bien finir sa vie. Ce soir, elle me l’a dit, elle se fait un resto entre copines. Une soirée « femme » pour parler des hommes, pour se dire combien elles se languissent des leurs, et combien elles aiment les autres.

 

C’est malheureux, la routine, la routine que l’on ne peut casser. J’ai essayé de la briser pour eux, avec mes fuites, mon calcaire, mes éclaboussures, mon visage pour arroser, faire d’autres activités pour qu’ils changent un peu leurs habitudes. Rien n’y fait ? Aujourd’hui le chien tente de me remplacer, installant une vie nouvelle à la maisonnée. Ca amuse les enfants, et rend l’affection dont manquait Madame. Jusqu’au jour où cette famille en mal d’inspiration arrivera à « routiner » même avec le chien. J’essayerai de m’interposer une fois de plus en éclaboussant l’animal, en lui donnant de la mauvaise eau, pour l’amener chez le vétérinaire ( chose qu’ils ne font quasiment jamais… faut sortir de la maison) je remplirais sa gamelle d’eau à ra bord, en jouant avec la pression de l’eau pour que j’en mette partout…. Mais bon… je ne peux pas tout faire.

 

Ma vie… c’est un peu la votre, sauf que moi, tous les jours sont différents, alors que vous demain…..ce sera pareil.

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Lundi 26 septembre 2005

Aleeeeeeeeeeeerrrrrrrrtteeeeeeeeeeeeeeeeee ggéééééééééééénééééééééééraaaaaaaaaaaaaaleeeeeeeeeeeeeeeeee !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Bon ca faisait plusieurs semaines que le gang des sciences sociales me tournaient autour... ca y est ils sont coincés.... maintenant faut plus qu'une chose .... Trouver un logement sur la ville sainte... heu non Rose.... Trois mots d'ordre pour cette mission...

Concertation-reflexion-action.... j'ai donc décidé d'appeler cette opération..... Hasch... elle aime .......... Huuuuuummmm c'est bon...

Le but du jeu.... Vu que j'ai des contacts un peu partout dans la ville (vous) et que je cherche un appart... je compte sur vous (un petit peu) pour m'aider dans mes recherches. Je serais sur Toulouse lundi toute la journée, à chercher, vadrouiller, me promener, étudier, flâner, analyser, transposer, renforcer, renseigner, sursauter, sous peser, le pour, le contre son inverse et son opposé, tout en gardant en tête que l'inverse du contraire peut être parfois égal au contraire de l'opposé, fouiner, investiguer, -tigationner, enquêter, bref, ...... vous avez compris, je serais sur place... Tout le monde a mon numéro, c'est très bien...

Vous avez un ou une amie en manque d'affection qui cherche un colloc’ pour lui tenir compagnie.... Vous connaissez quelqu'un qui cherche un étudiant sympa pour son studio sans qu'il se préoccupe si cet étudiant va le transformer en maison close, ou en bar à putes... (oui je sais c'est la même chose).... conseillez moi à lui... je suis son homme (enfin façon de parler)... je fais le ménage (parfois) la cuisine (souvent) l'amour ( mais pas avec vous) de la magie ( pas mal) et des études ( quand il me reste du temps de libre)... Je suis sympa, souriant, avenant, fier (un peu trop... quelques défauts), je pue des pieds et je pette au lit... je rote à table, me cure le nez... mais je raconte des blagues de toto s'il faut vous chanter une berceuse... Le coloc' idéal vous disais-je... Je me suis sous estimé....
Si le comble de la malchance me tombait sur la gueule.... ce qui peut être possible, Georges Bush a bien envahit l'Irak, et Tony Blair est bien toujours premier ministre... Sachez que j'ai un appart déjà en vue mais..... Il ne sera disponible que fin octobre... donc il faut que je squatte pendant ce temps... Je sais que c'est pas possible chez tout le monde bien entendu, mais...chez ceux que ca intéresse, les défauts ci dessus cités sont un peu exagérés... (à peine) par contre les qualités... NON (ou à peine aussi)... Je participerais au loyer si je peux rester chez vous, je ferais les courses et me ferait aussi petit que possible... ce sera l'affaire d'un mois vu que mon appart est dispo le 1er novembre... ca fait un peu " Viens chez moi j'habite chez une copine" je veux surtout pas faire mon Michel Blanc (j'ai pas la moustache), mais c'est quand même beaucoup la faute du gang des sciences sociales.... S'ils m'avaient répondu avant ces GROS CONS !!!!!!!! Je m'y serais pris autrement...

Voila, ma diatribe est terminée, je prends congé en vous laissant songeur... Merci de prendre soin de moi par avance, et j'attends vos réponses dés que possible....

J'vous aime ....

Matt

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Dimanche 11 septembre 2005

Premier poème du blog, écrit comme une chanson sur le rythme de «  Bucéphale » de Thomas FERSEN.

 

 

J’ai cueilli une fleur

Dans une prairie

Un soir à pas trop d’heure

C’était un samedi.

 

Une rose éperdue

Rouge de sa couleur

Eclatante à la vue

Vivant de sa fraîcheur.

 

Je regarde ses pétales

Qui me racontent des choses

Son sourire les étale

Sa voix me les transpose.

 

Je me suis fait emporter

Par son éclat brillant

C’est fou ce qu’une fleur

Peut faire pour vous charmer.

 

Sept mois que cela dure

Aujourd’hui je suis devenu Roi

D’une fleur devenue pure

D’une Reine des roses des bois.

 

Je me décide à la nommer

Pour mieux la personnifier

Séverine la bien nommée

Que je caresse avec mes doigts.

 

Je l’écoute parler, des histoires à raconter

Je vois tout ce que j’entends

Et mon esprit sans faux semblants.

 

J’ai cueilli une fleur

Je la regarde grandir

Elle me regarde mûrir

On est ensemble depuis des heures.

 

Je suis un papillon

Qui vient souvent butiner

Le pollen de ses pensées

Qui font vivre ma raison.

 

Finalement, je m’inspire

De cette nature instructive

Qui me blottit entre ses feuilles

Et évite de remplir mon cercueil.

 

Un rubis rouge vermeil

Mes cinq sens sont en éveil

Mon goût et mon odorat

Mes oreilles sont aux alois.

 

Je veux être l’horticulteur

De seulement cette fleur

Un ange trop loin de moi

Que je vénère depuis des mois.

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Dimanche 11 septembre 2005

Assis à ma terrasse, je contemple le ciel bleu. Un laurier rose trône au milieu de mon jardin, tel un roi vert dominant toute la végétation. Pourtant il est tout petit, bien plus petit que quatre mûriers platanes ou qu’un chêne à coté d’une mare. Mais c’est lui le Big boss. Un mois plus tard. Ca passe vite. Un mois que j’ai tout quitté. Un pays, une ville, un quartier, une maison, une chambre, un lit, une place. L’Irlande me manque. Tous ces gens autour de moi, ce vert de paysage, ce gris de nuages, cette ambiance citadine, un peu chaotique un peu triste due au conflit inter générationnel qui a pour base un Dieu qui n’existe pas. C’est peut être d’ailleurs parce que Dieu n’existe pas qu’ils se font la guerre. Ah Non !!!  Dernière dépêche, l’IRA dépose les armes. Ah Ouf… ça va se finir. Je souris gentiment, ironiquement pour ne pas vexer tout le monde, pour ne pas me mettre tout le monde à dos.

 

Belfast et son City Hall comme je n’en avais jamais vu auparavant. Belfast et ses restaurants, son restaurant, Cayenne, mon Cayenne, ma prison personnelle, ma geôle individuelle, ma place nocturne, derrière un évier en inox. C’est moche l’inox. Mais je l’aimais cet évier. Il m’a détruit un jean, mais je le chérissais. Chaque fois que je le voyais, je savais que la nuit allait passer à la vitesse de la lumière. Pouf !!! C’est déjà fini. Quoi ??? Minuit et demi… Déjà, j’ai à peine commencé. Non, non, ça fait 7.5h que tu bosses, le temps nous joue des tours, c’est tout. Cayenne et son ambiance me manquent, sa salle bourgeoise, feutrée, pour cadre en mal d’inspiration pour trouver une occupation à sa moitié. Un petit coin romantique, où l’on se côtoie sans se connaître, où l’on se cherche sans se trouver. La cuisine et son personnel me font penser à une ruche et ses abeilles. La reine, le Chef, administre le tout avec Maestria, comme une composition musicale qu’il connaîtrait par cœur. Ne se prenant jamais au sérieux, toujours prêt à te sourire, le manuel du parfait cuisiner ne lui sert à rien. Seule l’expérience compte. Et son équipe le sait. Ce n’est pas pour rien que c’est le meilleur restaurant de Belfast. Les serveuses et les cuisiniers me manquent, leurs discussions sur le costume du client, l’enfant qui fait la gueule, le chef de table qui fait rire tous les autres ; Et son menu, sa carte, son bar,…

 

 Belfast et la fête ERASMUS, comme elle se doit, avec ses étudiants internationaux, qui parlent anglais comme des vaches espagnoles surtout les français d’ailleurs (moi y compris) ses gueules de bois le lendemain, ses portes monnaies qui se vident au fur et à mesure que la table se remplit de pintes dans un pub ou de bouteilles dans une «  Private accommodation ». Je ne ressens plus le goût de la bière irlandaise dans notre si belle campagne. «  hé Robert, files moi une pression … avec de la pêche sinon c’est degueu… » Obligé de couper avec de la pêche en France. Ne faites jamais ça en Irlande, vous risqueriez de finir pendu au milieu du pub, le peuple vous jetterait la bière que vous n’avez pas voulu boire.

 

Et puis le monde de Belfast. J’ai quitté tout ce beau monde, toutes ces personnes qui me connaissaient, qui m’appréciaient. Je les ai abandonnées lâchement, à leurs tristes sorts pensant qu’un avenir meilleur s’offrait à moi ailleurs. Avais-je le choix ? Non. Mais je les retrouverais tous autant qu’ils sont. Tous ceux qui m’attendront, je les reverrai. Quant aux autres, ceux qui m’oublieront… c’est que je ne devais pas les mériter.

 

J’ai lâchement abandonné mon amour. Elle se retrouve seule, dans la jungle irlandaise, entourée de loups affamés, et de gardes rapprochés. Elle est si loin, mais je la vois toujours. Si proche alors ? On appellera ça l’amour. Un jour elle reviendra, ou j’irai la chercher, on partira tous les deux, faire le tour du monde, rencontrer le reste de la planète, à travers tous les paysages, toutes les frontières, et tous les obstacles humains. On en fera des alliés, et on rassemblera les peuples pour que tout le monde devienne ami. Peut être que le Dieu imaginaire disparaîtra, et rendra la paix  l’Irlande et à Belfast.

 

Un mois plus tard et ici rien, toujours rien. Des amis retrouvés, un lit ancien qui ne m’avait pas oublié. Un retour à la case départ, qui s’associe à une routine déjà existante. Ca me fait peur. J’ai appris là-bas qu’on pouvait parler à tout le monde. Pourquoi cela ne marche-t-il pas ici ? Fais-je si peur ? Frankenstein serait-il mon allié pour que l’on me repousse ainsi quand je pose des questions sur eux, sur leur vie, leur force ?

 

Je retrouve enfin les fêtes de villages, l’ambiance campagnarde de soirs d’été. Attablé à la buvette, je sirote un petit verre en regardant la foule. Y’a du monde autour de moi, ça fait plaisir. Je me sens revivre ?

 

Un mois après, la même volonté de repartir. J’y reviendrais, c’est sûr, et en plus j’irai ailleurs ? Mais quand on y repense… c’était merveilleux n’est-ce pas ?

 

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Dimanche 24 juillet 2005

Le monde est en guerre et nous faisons de la guerre tout un monde. Celui qui réussira à l’apprivoiser se fera maître de l’Univers. Mais apprivoiser la guerre n’est-ce pas un signe de destruction ? La guerre des boutons, la guerre des étoiles, la guerre mondiale et celle en Irak. La raconter, comme une histoire telle était l’ambition de Steven.

 

« Ce n’est pas ma guerre général » comme le disait Rambo. Ce n’était pas sa guerre non plus à Steven. Il faisait partie de la famille. Son petit air enfantin avec sa barbe et ces lunettes. C’était le tonton qu’on voulait tous avoir, celui qui offre le dernier jouet à la mode, celui qui raconte des histoires, celui qu’on ne voit que très rarement car il vit trop loin. Tonton Steven, Uncle Steven.

 

Mais là tout de même, tu m’as déçu. Pour montrer la destruction tu m’as déçu, ta guerre m’a déçue. Ca ne devait pas être la tienne.

 

Pourtant tu t’attaquais à une population connue : les extraterrestres. Mais les tiens, tout le monde les connaît, tes extraterrestres sont gentils. E.T et son ode à l’amitié, ton troisième type rencontré, tu les aimes ces êtres venus d’ailleurs quand ils sont pacifistes, quand ils ne veulent de mal à personne. Pourquoi les avoir vus en méchant, en destructeurs, en colonisateurs de notre belle planète bleue. Tu as vu rouge, les petits hommes verts t’ont-ils fait peur ? Steven, tu m’as déçu lors de ta guerre. Je te découvre vaincu de ta propre imagination.

 

Perdrais-tu ton talent en vieillissant ? Pour adapter H.G Wells, il fallait suivre son exemple. Une œuvre philosophique sur la destruction de la race humaine, c’était possible, une œuvre sur la survie, sur la mort, sur l’invasion, ça aurait pu se faire…

 

Mais non il a fallu que tu en changes. Un réalisateur « bankable » comme Hollywood en  a beaucoup… On est sûr que tu ramèneras de l’argent, alors on t’en donne plus qu’il ne t’en faut pour exercer ton talent. Et il te tue à petit feu, prend la place de ton esprit gamin, de ton esprit créatif, et libre celui de tes débuts, celui où tu étais drôle et perceptif, celui où tu étais rapide et incisif… celui où tu étais bon. Mais là… Steven, tu n’as fait que dépenser tout cet argent, leur argent pour le compte d’une société que tu n’arrives plus à contrôler. T’as tout dépensé, sans imagination, sans esprit d’analyse, sans aucun sens critique (mis à part ton choix pour Dakota Fanning). Tu vaux mieux que ça, regarde autour de toi, les exemples ne manquent pas.

 

Une passion gibsonienne ressuscitée par Hollywood (même s’ils disent que non) qui crée la polémique et le sanglot, ne restera qu’une œuvre sanglante et sans intérêt. Et il ose dire qu’il respecte le Christ. Alors qu’auparavant la version ancienne celle des frères Lumière, celle faite avec la foi de la religion et non la foi fiduciaire, ça devient vite un chef d’œuvre.

 

Un film de zombie, un film d’horreur à gros budget, ne sera jamais aussi bon qu’un « 28 jours plus tard » moderne, mais sans argent, un « Projet Blair Witch » au budget « meganisé ». Le talent ne s’achète pas, et s’il n’est pas travaillé, il tend à disparaître.

 

On est ami Steven, je te pardonne. Apres tout ce que tu as fait de bien, de bon auparavant, je peux te pardonner quelques erreurs. Mais que ton âme revienne vite, le cinéma en a besoin.

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Jeudi 14 juillet 2005

Dublin la belle, Dublin la grande. Nous décidons quelques uns d’entre nous de se faire un week-end entre hommes, entre mecs, entre hormones mâles et animales. Destination : Dublin, capitale irlandaise lieu de chasse pour touriste primaire, place idéale du prédateur en proie à la proie, celle qui sortira la nuit pour se désaltérer.

 

Le temps maussade du trajet est oublié par les pensées féériques et endormies de deux d’entre nous, tandis que les deux autres passent leur voyage à causer comme si cela faisait dix ans qu’ils ne s’étaient pas vu. C’est presque vrai.

 

Une présentation des protagonistes s’impose. Thomas de Marseille avec l’accent, Thibault, de Strasbourg sans l’accent, et Olivier de Lyon, un autre type du nord… Quoi non ??? Lyon ??? Vous rigolez, bien sur que c’est dans le nord… Vous voyez la ligne Bordeaux-Avignon ? Et bien après c’est le nord… Normal non ???  Personne n’est parfait, on les a quand même acceptés. Sont sympa.

 

Je commence ces quelques lignes dans le bus. J’ai décidé de la jouer routard, celui qui écrit au fur et à mesure qu’il vit, qui montre ce qu’il voit. J’irai vous décrire la ville, les pubs, les gens, les sympa, les cons, les diurnes et les nocturnes, la ville à la campagne, la campagne citadine. Le mélange des styles au service du tourisme. Attachez vos ceintures nous décollons dans quelques instants.

 

Premier soir dans la ville nouvelle, à la recherche de l’auberge de jeunesse adéquate. Après plusieurs tentatives infructueuses nous trouvons notre palace. « Le globe trotter »…pile ce qu’il nous faut. L’accueil se fait malsain, le type est gracieux comme une porte de prison, mais il a l’air satisfait de prendre notre argent. On logera ici les deux nuits, avec Irish breakfast très complet au petit déjeuner, je ne vous dit que ca. A volonté, bacon, poisson pané, œuf, saucisse, toast, avec beurre et confiture thé, café, scones et autres pâtisseries en veux-tu en voila. Une fois nos affaires posées, nous décidons de partir manger. Mais il se fait tard. Aucun restaurant ne nous voudra. On décide alors d’aller boire d’abord et d’aller se rassasier ensuite dans un fast-food qui nous voudra. Et c’est à ce moment là que nous trouvons « Le Lieu », la place, l’endroit où tout ce qui nous attendait n’aurait jamais été aussi bien que dans cet endroit, où tous les gens qu’on devait rencontrer n’auraient pas été aussi chaleureux que dans ce pub là. « The Celt » il s’appelle. Il ne paye pas de mine vu de dehors, un pub classique comme il y en a beaucoup à Dublin., un peu de musique nous vient de l’intérieur, on entre pour voir, on verra en plus ce n’est pas très loin de l’auberge où nous logeons.

 

Impression extérieure rapidement mise de coté pour en changer au vu de la bonne humeur ambiante. Le groupe joue et chante, les gens dansent. On a l’impression que tout le monde se connait. Il est de plus en plus tard alors on commande beaucoup de bières d’un coup…10 PAM !!! On est cinq… Ah oui car Stéphane, le dernier membre de la « Dream team » nous a rejoint en voiture, 5 donc et deux bières pour chacun. Prise de photos obligatoire. Les patrons nous prennent pour des fous, et nous on se marre d’autant plus que trois tournées vont suivre juste après. On rencontre du monde, des français, des irlandais des espagnols aussi beaucoup… Le retour à l’auberge se fait difficilement pour deux d’entre nous dont votre serviteur. Je ne sais pas ce qui m’a pris ce soir la, mais je ne maitrisais plus rien ( c’est même la phrase que j’ai le plus souvent dit au cours de la soirée), y’a même fallu aller trop loin pour éviter de tomber malade le lendemain ( ca n’a pas empêché mais bon) Thibaut me suivait de prés, parce que bon voilà, c’est un type solidaire, il ne laisse pas les copains tomber malade tout seul, il fallait qu’il m’accompagne dans ma besogne, faire comme moi, parce que bon il faut le dire aussi Thibaut,… il est un peu copieur. C’est aussi ca une soirée entre mecs, un week-end entre poils, entre mal rasés, moustachus ou barbus, entre testostérones. Le burger King est appréciable même s’il ne passe pas très vite. Les gens les plus sobres nous font passer par des endroits détournés histoire que tout ce que j’ai (nous avons) avalé puisse être restitué tout simplement.

 

La nuit passe. Une américaine a discuté avec nous, avec eux surtout, j’ai quelques trous noirs dont je ne suis pas fier, dont la fameuse entrevue avec cette charmante « outre-Atlantique. »

 

Le réveil du matin se fait facilement, même si un horrible mal de tête se fait omniprésent. On se décide vers 11h de quitter la chambre pour visiter la ville. Et il fallait récupérer Sandie une amie de Thomas et Thibaut à son arrivée à Dublin. La visite commence. Dublin, c’est joli, et très touristique. Une des rues est noire de monde, des badauds se bousculent pour éviter les jongleurs et autres musiciens, des hommes et femmes statues, un peu de tout, un peu de rien, et tous ces yeux pour regarder, pour contempler, pour miroiter, étudier, analyser, admirer ou critiquer. On se focalise, on se tourmente, on fait de tout dans cette rue. Des hommes et des femmes, des jeunes et des vieux, une représentation de ce qu’est Dublin aujourd’hui : Une ville à touristes. On n’entend pas beaucoup d’anglais. Surtout de l’espagnol pas mal de français, un peu de russe et de chinois (ou japonais) mais les irlandais restent chez eux, ou boivent des bières dans les pubs. Notre groupe se divise. Je préfère rester sur l’herbe à me poser pour faire passer mon mal de tête et mon estomac en porte-à-faux, à l’ombre d’un jeune arbre, qui me cache le soleil. Thomas me suit car il n’a pas faim, et veut juste se reposer. Alors on se propose à une petite sieste pendant que le reste du groupe va se ravitailler. Malheureusement, notre temps de repos est rapidement écourté par l’arrivée massive de jeunes espagnols droits sortis de l’école, en vacances dans un pays étranger. Trop de bruit, trop de mouvements, on s’en va. Non sans mal pour moi en tout cas.

Quelques coups de fils sans réponse, et Thomas s’impatiente de l’arrivée de Sandie. Il est environ 15h30 quand on la voit venir : Une blondinette tout charmante dont le sourire n’a d’égal que sa sympathie Je l’adopte. On rejoints les autres a l’auberge, et direction le pub. Encore et toujours. Mais la, je n’ai vraiment pas envie d’alcool. Alors je tourne au coca…Et puis je me retrouve un peu extérieur à la conversation… Ce sont surtout les retrouvailles des trois amis qui se remémorent ce qu’ils ont fait depuis qu’ils se sont quittés. Changement de cap pour la soirée, on décide de manger d’abord, et de boire ensuite, J’approuve, et mon estomac aussi. On réfléchit, on hésite, on va ici et change d’avis, on repart la, trop cher …voila. Et ont trouve un petit resto italien, pour changer des sandwichs et hamburgers frites. Diner sympa avec en cadeau un verre de liqueur de citron… Les mafieux ne sont plus ce qu’ils étaient. Le resto passe, mon estomac va mieux. Mon mal de tête a disparu, tout va bien, je suis prêt à recommencer.

 

Le pub où l’on arrive fait traditionnel lui aussi. Une table vide se présente à nous, et nous invite,… Nous acceptons volontiers. A coté d’elle, un homme nous fait face, une pinte de Guinness à la main. On discute on partage, une ou deux blagues en anglais, quelques tours de magie, et juste une pinte pour nous. Le pub n’est pas terrible, pas beaucoup d’ambiance, pas de musique, même si on a bien rigolé avec notre hôte. On se décide de revenir au « Celt » (prononcez « Kelt »). Idée brillante… Une meilleure soirée que la précédente, car plus sobre, je me mets à danser avec du monde au rythme de la musique. Plus tard, quand la chanteuse passe pour la pièce, on ne pourra jamais lui refuser, Des photos de tout le monde, le décor traditionnel, argumente pour nous du pro américanisme du bar. La déclaration d’indépendance de l’Irlande est accrochée au mur, ainsi que des photos de personnes ayant pris part au conflit. Des français nous croisent, on leur dit bonjour. Thomas rencontre même une marseillaise. Elle nous quitte, il rage. Ce sera pour une autre fois. Le burger King nous salue une fois de plus. Il commence à nous connaitre. Mais ce soir, il est beaucoup plus appréciable que la veille. Rien à voir. On rentre tranquillement, on se pose devant l’auberge à profiter de la température agréable. Apres deux cigarettes pour les fumeurs, on repart au lit, pleins de souvenirs dans la tête. Demain c’est dimanche, la fin du weekend.

 

Il est 11h30 quand on prend congé de l’auberge. Cette après-midi, quatre d’entre nous allons assister à un match de football gaëlique. C’est un mélange de football, de rugby, un peu de basket, mais pas trop. Un sport un peu violent quand même, mais toujours dans les règles. C’est la finale. On comprend pas tout, d’ailleurs, à la fin du match, la ferveur présente pendant ce dernier ne se ressent pas quand l’arbitre annonce que c’est terminé. Et nous… On s’interroge sur le vainqueur. C’est l’incompréhension totale. Finalement, on nous informe, tout va bien.

 

On rejoint alors nos deux compères restés dans la ville et revenus à l’auberge. On se remémore la matinée, la cathédrale Saint Patrick, le parc derrière et les filles en maillot de bain en train de bronzer, le sandwich de midi et notre séparation. Thibault nous informe pour les bus, Steph nous quitte et repart en voiture. C’est déjà 18h, ca sent le départ. Le bus nous amène à l’aéroport mais il y a du trafic. On arrive pile à 20h pour voir le dernier bus partir. Ouf !!! Non… Le dernier est à 21h. Le temps d’un MacDo (un hamburger frites de plus) et le voyage ou tout le monde (ou presque) dort.

 

Arrivée à Belfast à Minuit, dans mon lit une demi heure plus tard. La semaine prochaine, je ne mange que des salades, et je me mets à l’eau. Une dizaine de pintes en deux jours, 5 litres de bières, des sandwichs américains, si je continue je vais finir comme Jean Pierre Coffe. Dieu m’en garde… Non j’déconne.

 

 

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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