Lundi 6 juin 2005

Samedi 17 janvier 2004 :

 

Commençons par le commencement : Car il faut que je confesse depuis le temps que l'envie d'écrire m'a prise, je n'ai jamais eu ni le temps, ni le courage de commencer. Alors voilà…. C'est moi, Mathieu, 27 ans, yeux marrons, blond cheveux courts, 1m75,  78 kgs. Il est vrai que j'ai quelques kilos en trop comme vous le constatez, mais je ne suis très gros non plus. Je suis étudiant. En licence de droit à Toulouse. C'est une ville charmante, que j'adore. Oh, ce n'est pas non plus la ville de tous les vices, mais on peut y faire une multitude d'activités toutes aussi passionnantes les unes que les autres.

J'ai plusieurs plaisirs dans la vie : D'abord je suis magicien, passion que j'exerce depuis trois ans maintenant, et que je souhaite continuer. La magie c'est quelque chose d'assez déroutant pour le public, qui la voit comme un phénomène inexplicable, tout en sachant qu'il existe «un truc ». Faire plaisir aux gens est un leitmotiv pour moi, on y reviendra un peu plus loin. Sylvain Mirouf, un magicien français dit que «la magie, c'est quand l'âme agit ». C'est une excellente définition que je partage. Je suis cinéphile aussi, je n'ai pas de genre particulier de films, j'aime tout. Du pop corn movie au film d'auteur, je regarde tout et n'importe quoi, avec un oeil amusé ou critique. Ou les deux. Enfin, et ce n'est pas le moindre de mes goûts, j'aime faire la fête avec mes amis, comme quelqu'un de mon âge peut le faire.

Voilà, ça c'est moi. C'est assez particulier de faire son auto-portrait car on peut arriver à de l'autosatisfaction primaire qui supprimerait toute crédibilité à son auteur. S'il est vrai que j'ai quelques défauts, comme un soupçon de fierté, qui fait que «J'ai tout le temps raison »,  j'ai tout de même pas mal de qualités qui font que j'ai en tout cas l'impression d'être aimé par mes semblables. Voilà, l'autosatisfaction est faite. Car évidemment, il n'y a pas que du vrai là dedans. Je ne suis pas aimé de tous mes semblables. Mais je m'y emploie.

 

Car j'ai une philosophie assez particulière : J'aime à me considérer comme un épicurien, à la recherche du bonheur immédiat, je me récite «Carpe Diem » chaque fois que je peux. Mon objectif dans la vie est certes de réussir ( qui ne le voudrait pas ), mais je veux aller plus loin. J'aime procurer du plaisir aux gens, amis ou non, j'aime à rendre service pour quelques motifs que ce soit. Il faudrait que je sois partout et nulle part. En même temps. Je veux sauver le monde à ma manière, c'est à dire pas par le biais de différentes politiques, internationales, qui ne serviraient pas à grand chose. Non, je préfère aller sur le terrain, construire des écoles en Afrique, puis repartir, atterrir en Inde, ou j'aiderais « les intouchables », pour finalement terminer en Amérique du sud où les enfants de Rio de Janeiro ont besoin  que quelqu'un les prenne en main pour éviter qu'ils ne terminent leur vie dans le marché de la drogue entres autres.

 

Voilà, une petite description pour cerner le personnage principal de ces différentes chroniques.

Il est important aussi de fixer l'objectif de cette démarche. Car il y en a un. Tout d'abord et c'est l'objectif principal, l'écriture. Je n'aimais pas écrire jusqu'à environ 18 ans. Puis en terminale, ma rencontre avec une personne qui aujourd'hui encore est un ami, Manu,  a produit un déclic, le facteur déclencheur, d'un sentiment nouveau, le goût pour l'écriture. Je lis de plus en plus, j'adore les citations, et tout ce qui touche à la littérature : le rêve, l'imagination, la description, … Alors c'est pour cette raison qu'aujourd'hui j'en suis arrivé à mettre par écrit ce que je ressens, ce que je vis. Par ces différentes chroniques, je raconterais, narrerais, analyserais, critiquerais, toutes sortes de situations, de personnes, d'actions, qui se seront déroulées toute ma vie durant. Je serais parfois drôle, parfois triste. Parfois romantique, parfois primaire. Souhaitant faire cet exercice avec style, que le lecteur assidus j'espère appréciera.

 

Le départ d'une nouvelle histoire, d'un nouveau personnage. Une quête, qui restera inachevée…

 

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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Lundi 6 juin 2005

Ca y est !!! Enfin, je passe le pas, je franchis la porte, passe de l'autre coté de la barrière. Je me décide, je me motive je me prends par la main, à vous dévoiler l'intimité de mes convictions.

Je m'affranchis de la marque, du label, je me fashion-victimise en ouvrant mon blog.

Quatre lettres qui ne veulent pas dire grand-chose. Peut être des initiales… Me voila alors rédacteur d'un « Bilan Logistique d'Organisation Généralisée ». Je me fais patron d'un site personnel, mon entreprise sera prolifique si les clients ( que vous serez) me sont fidèles. Mon chiffre d'affaires sera votre lecture et mon profit votre plaisir.

Mais une telle utilisation de termes économiques demeure antinomique avec ce que je vous propose. Le loisir n'a pas de prix, et le bonheur qui en sort ne peut être apprécié fiduciairement. Alors le Blog serait autre chose.

Je serais alors le propriétaire d'une « Brocante Ludique pour Oublier la Gravité ». Une brocante, un lieu où l'on trouve de tout et n'importe quoi, du neuf et du vieux du fait et du refait, de l'intact et du cassé. On y entre et dit bonjour, on y sort l'esprit aussi libre. C'est comme si l'on visitait son grenier pour se remémorer son enfance. «  Ah tiens… j'me rappelle quand je jouais à la poupée avec ce peigne ; Dis donc je comprends pas pourquoi je l'ai pas jeté »… Bah oui, pourquoi ne jetterai t-on pas tout ce dont on se souvient ?… Pourquoi n'oublierai t-on pas ??? Pour la mémoire, le ludique…, le fait de revenir dans le passé, dans le bon vieux temps, les temps anciens, ceux qui demeurent dans notre esprit et qui resteront jusqu'à la mort ; ces temps anciens où l'on se replonge les soirs de déprime pour oublier le sinistre de notre existence, oublier la gravité. Mais la gravité ne peut-elle pas se combattre autrement, par un autre aspect ?

La lecture.… Je me reconnais en vous, qui me lisez, en toi le lecteur, l'internaute anonyme, derrière son écran la main droite sur la souris. Hop… tu souris… Une femme, un homme, un Monsieur tout le monde qui vient visiter mon magasin. Je n'ai rien à  vendre, et tout à donner. Je ne veux rien recevoir, ni rien demander. Je vous propose quelques produits, quelques objets, m'ayant appartenus, mais pas que. Il y a aussi le fruit de mon imagination, peu fertile mais que je m'encourage à travailler. Et puis, il y aura des objets détenus par d'autres, qu'ils m'auront donné ou que j'aurais emprunté. Bref, une sorte de bric-à-brac retranscrit, de caverne alibabanesque où la vie s'entrechoque avec la mort, l'amour avec la haine, l'humour avec la tristesse, et moi… au milieu de tout ce charabia perdu, mais tellement heureux.

Mais ne dit on pas UN blog ?  Alors ma brocante ne peut prendre vie.… Au diable la société patriarcale et la supériorité masculine… Je serais LE brocanteur ludique, celui qui sait tout de l'histoire de ses objets. Je serais l'instituteur, celui qui écrit, et fait réciter, celui qui aura la baguette sur le bureau et fera régner l'autorité. Je vous donnerai mon savoir pour que vous l'utilisiez à des fins personnelles. Et vous sortirez de ma classe heureux ou déçus, prêt ou non à faire vos devoirs, pour pouvoir revenir le lendemain pour partager ce que j'ai de nouveau à vous dire.

 

 

Par Mathieu - Publié dans : Les chroniques de Matt
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