Les chroniques de Matt

Lundi 9 février 2009

Le lion s’ennuyait tout en haut de sa tour

Regardant les pigeons qui grouillaient tout autour.

En face de son trône, dans la même visée

L’Ecureuil Artaban le voyait nez-à-nez.

Pour attirer son attention, le rongeur du faire fiel

Et déroba au Lion, son valet le Kerviel.

 

« Juste ciel » dit le Lion, mais pour qui te prends-tu donc ?

Je te propose un jeu, les perdants sont les pigeons.

Le lion réfléchit, pense à un stratagème.

L’Ecureuil lui répondit « J’ai la confiance du monde, tous les animaux m’aiment ».

Elaborons un plan pour que nos ressources fructifient

Attablés à quatre pates, les prédateurs planifient.

 

On prête de l’argent à fort taux d’intérêt

Les oiseaux pigeonnés se jettent sur le terrier.

A la suite de quoi, les subprimes sont en crise,

Et tout notre or s’envole bien loin avec la brise.

Le lion interloqué pensa la gueule ouverte : « Mais nous serons ruinés ».

Et bien dit l’Ecureuil, nous irons donc pleurer.

 

« Quand la crise fut venue, j’étais tout bouleversé

J’ai perdu mes graines par sac, pour mes pigeons par milliers ».

Demandons au Manitou de renflouer nos cabas,

Et disons aux pigeons que rien plus ne sera.

Le système est pour nous, parions sur ces oiseaux,

Puis nous irons nous réfugier loin dans les paradis fiscaux.

 

En guise de solution, on leur trouve un ancien de la savane

Un vieux bouc fatigué qui sur la place se pavane.

Je te propose Maadoff, un vieux bouc émissaire

Il a une place cotée, il fera bien l’affaire 

On le mettra en pâture devant les hyènes de la télé

Pendant que nous nous toucherons nos parachutes dorés.

 

Le lion pense à ses trophées, l’Ecureuil à ses noisettes.

« Topons-là » dit le futé à l’agile preneur de dettes.

C’est ainsi que la crise fut entendue dans la savane

Mais fut conclue par les plus forts dans les hauteurs de Manhattan

Quand l’argent et le pouvoir, dans une société, sont légions,

Il y aura toujours quelqu’un à plumer comme un pigeon.
Par Mathieu
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Lundi 25 août 2008
JOUR 1 :

Ca fait longtemps ? Le temps passe et je reste là, prêt à sauter sur la prochaine occasion qui va se présenter. J'ai des choses à raconter pourtant, j'ai envie de le faire, mais je me retiens, je garde pour moi, j'ai la flemme tout simplement. C'est moche non ?
Alors c'est sur, ça fait longtemps. Mais quand je me décide, c'est du sérieux (un peu comme Carla et Nico).
Ce week-end là, c'était la fête à Gaillac. Gaillac, petit bled dans le Tarn où il ne se passe pas grand chose d'exceptionnel à l'acoutumée, mais où tous les ans, on fête la spécialité de la région : le vin. Au bout de mon périple, je vous dirais ce qu'il en est, mais là, comme ça à brule-pourpoint, je ne sais vraiment pas à quoi ça ressemble.
Je m'en vais rejoindre mes amis, tout un groupe, formé il y a cinq ans. On ne sera pas complet malheureusement, les affres de la vie font que les uns ont des obligations, les autres des vacances, les derniers sont trop loin.
On est vendredi, il est 19.06, je suis dans le train depuis 50 minutes. J'arrive à minuit 08. Ca aurait pu être le n-ième roman d'une suite stephenkinguiesque. Et vu la longueur du trajet, c'est presque ça.
Je suis assis à coté d'une femme. la quarantaine, qui mange un sandwich SNCF comme je ne les aime pas.Quand je me suis assis à coté d'elle, je lui ai ultrabrité un bonjour. Petite réponse de sa part. Faut dire qu'elle était en pleine lecture d'un ouvrage probablement passionnant : "Les maitres sonneurs". En tout cas ça sonne mal. Elle n'a pas l'air souriante, elle est en jupe, elle a des jambes moches. Je fais bien d'écrire.
Le train c'est cette ambiance là qui y règne. Je pourrais sortir mon ordinateur portable et pirater le Pentagone, personne n'y verrait rien. Tout le monde est enfoui dans son bouquin, lecteur MP3, magazine ELLE et ne fait attention à rien, à personne. C'est vrai qu'il est probablement beaucoup plus intéressant de lire l'interview exclusive de Carla Bruni que de parler avec les gens. Il est clairement beaucoup plus instructif d'écouter le dernier album de Michel Sardou que d'oser entamer un soupçon de conversation sur les voyages, les rencontres, les ballades ou autres excursions. Et trés sincérement, faire le quizz "Etes-vous le meilleur coup de l'année" sera l'apothéose du plaisir quand vous verrez que vous êtes le Dieu du sexe (mais que vous êtes bien seul à vous en persuader).
J'aime bien lever la tête de temps en temps pour les regarder tous. Que pensent-ils ? Que rêvent-ils ? Que disent-ils ? Sur quoi réfléchissent-ils ? De qui se moquent-ils ?
Je suis un voyeur. Un genre de pervers de l'humain, qui ne pense qu'à lui, ne voit que lui et qu'à travers lui. L'Homme avec un grand H, sa grandeur d'âme et sa conscience, sa reflexion, sa bétise, ah oui... son abétissement, son idividualité, son égoïsme, ma quête profonde d'un monde meilleur.
Ce wee-end fait partie des séjours que j'ai fait hors de Paris cet été. C'est la troisième fois que je redescends, et encore deux fois aprés. Je me ruine en billets de train, la SNCF est contente de me voir, et moi, comme je n'ai pas "vraiment" de vacances, je profite de mon été comme je peux.
Et de cette envie de voyager, de voir des gens, vient mon épanouissement. La tête à la fenêtre, le paysage défile, un sentiment de liberté emplit mon esprit, et je vogue vers les cieux. Je suis un peu comme un auto-stoppeur qui prendrait la route et attendrait qu'on l'embarque. Le reste du temps, il marche, il regarde, il profite du soleil, seul au milieu de la nature.
Ma nature ce sont les gens, ces voyageurs tous différents. Ma nature c'est leur vie. Ils sont triste, je suis solitaire. Ils sont joyeux, je suis ouvert.
JOUR 1. J'arrive, je m'imprègne de la lumière pour mieux lui sourire. Vive les vendredi soirs des week-ends de sortie.
Quand je suis dans le train, je lis beaucoup. C'est une des rares occasions où l'on n'a rien à faire, alors il faut bien passer le temps. Je me rends compte en écrivant que je suis comme la masse. Enfoui dans mon bouquin.
Ils ont modifié la clim', je me caille un peu. J'imagine la différence de température avec dehors où il doit faire 25/30 degrés.
23.35 : La femme à coté de moi s'en va. On est à Cahors. Le train est déjà presque vide et elle me souhaite une bonne fin de soirée... Avec le sourire. Tout n'est pas perdu.
Minuit 30 : Fin du voyage sans encombre ni ménage. C'est long. C'est tout. Il faut faire avec.
Toulouse la belle, Gaillac l'inconnue.
Je rejoins mon pote qui m'attend sur la place Saint Pierre, haut lieu de la fête toulousaine et autres libertés, où le tout venant rejoint le select, la France d'en bas, celle d'en haut, les copains et moi.
Je revois Toulouse la nuit.
Fin de soirée organisée. Ce sera partie de poker victorieuse face à une Wii et de ses deux joueurs se rapprochant au coude à coude, au tête à tête... au corps à coprs. Nous assistons au show, sans mot dire mais en pensant trés fort.
Il est 4.00 du matin et quelques verres. Une longue aprés-midi de voyage se transformant en bonne fin de soirée. Merci.

JOUR 2 :

10.00 : Rien. Réveil. Mon hôte est déjà parti pour pallier à quelque affaire personnelle dont tout le monde se moque ici. Et puis aprés tout, vous ne devez pas tout savoir non plus. Cela fera partie de ses secrets biens cachés, validés par les RG, cachés sous scellés ; Juste à coté, une boite cartonnée, sur laquelle est écrit en français : Dossier Zone 51. Un gros secret vous disais-je. J'ai à peine exagéré.
La matinée passe. L'amigo revient, on déjeune tranquillement, puis aprés une sieste et un bon film respectivement pour chacun de nous, nous voilà partis pour une nouvelle aventure pour moi, une redite pour lui. Une sorte d'épisode 3 qui continuera par son 4ème l'année prochaine et bien encore s'il le faut.
Gaillac, Gaillac... 1 jour d'arrêt. Tous les voyageurs descendent de voiture.
Les retrouvailles entre amis... Avec les nouvelles technologies, on peut se parler tous les jours, tout le temps. Mais rien en vaut le contact physique, cette chaleur humaine, ces échanges de regards, de voix, qui fait que jamais un ordinateur ne pourra remplacer l'Humain.
On se raconte notre année, ses bonheurs, ses malheurs. Filons à la cave prendre du "vin de papy". Dans un bled paumé au milieu de nulle part... Une cave. Enfin nulle part... non. Au milieu des vignobles. Des vignobles, du ciel bleu, un beau soleil, un paysage de carte postale. J'ai bien fait de quitter Paris pour le week-end.  
Depuis notre arrivée, une piscine tône au milieu du jardin. Oh elle n'est pas bien grosse, une piscine pour enfant autogonflable au départ mais... cassée. S'ensuit une pataugeoire dans laquelle tout le monde est passé, habillé ou en maillot de bain, de gré ou de force. Cette situation s'est terminée avec un verre à la main pour chacun d'entre nous, et tout le monde assis dans l'eau. C'est un sentiment indescriptible par écrit. Il faut le vivre pour comprendre (ou alors je ne suis pas assez bon pour l'écrire, ce que j'admets volontiers).
Du vin et des grillades autour d'une table de 20 convives environ. Juste avant la fête du village.
La fête des vins à Gaillac le samedi soir, c'est un immense parc avec des petites maisons en bois comme on en trouve dans les bons marchés de Noel. A l'intérieur, des producteurs locaux. Notre objectif : Gouter le plus de vins différents et juste avant que les stands ne ferment, acheter THE bouteille  et la déguster goulument en compagnie de ses amis. Et puis au beau milieu de cette smala viticole, se tient une scène sur laquelle joue un groupe engagé pour l'occasion. C'est varié, on est dans l'ambiance, on danse, on saute, on rit, on se filme et se prend en photo, on se moque de lui trop moche, d'elle trop saoule, de lui faisant la cour et d'eux mimant la tektonik chère à nos ados prépubères mais qui chez une personne de trente ans, fait sourire.
Les bouteilles se succèdent, les verres aussi, mais la nuit avance sans que l'on s'en aperçoive. Nous prenons le chemin du retour, à pied dans le noir, non sans avoir traversé quelques rues peu éclairées de Gaillac la festive, qui le temps d'une soirée nous donne le gout d'y revenir.
Le retour au calme permet de discuter, de prendre l'air, purger le surplus et surtout calmer les esprits aprés cette aprés-midi et cette soirée mouvementée.
Arrivée au bercail. Certains se vautrent sur les matelas sans mot dire. D'autres, plus enclins à discuter s'assoient confortablement dans un fauteuil et parlent de futilités de fin de soirée.
Ah j'vous avais pas dit ? C'était génial... Vous auriez du venir.

JOUR 3 :

C'est le grand-père de Mélanie qui nous loge. On a planté les tentes dans son jardin et nous campons. Par contre ce Monsieur a la facheuse habitude de se lever tôt, et de se mettre en jambe de suite. Alors quand à 9.30 le matin vous vous faites réveiller par la pompe de la piscine mise en marche par notre hôte, on a connu des réveils moins douloureux.
Qu'importe. Petit déj' sous le soleil qui fait un peu penser à la célèbre pub Ricoré où tout le monde est heureux autour de la table. Le Ricoré c'est infecte. Mais notre petit déj' était fameux. Principal ingrédient : La foisse, spécialité patissière d'on ne sait où, mais particulièrement efficace quand au remplissage de nos estomacs respectifs.
On démonte, on range, ça sent la fin. Quoique...
Parmi les convives, les amis, une petite famille habite non loin de là où nous sommes : Une grande propriété, avec des chevaux, une belle maison, et... une vraie piscine. Il fait beau, il fait trés chaud, et ces gens trés sympathiques nous invitent  pour le repas du midi à le faire chez eux. Forcément, il ne faut pas nous le dire deux fois.
La maison du grand père est propre, son jardin aussi. Nous voilà partis.
Un gros repas nous attend sur place avec plus à manger qu'il n'en faut et l'eau bleue claire d'une piscine qui ne cesse de nous appeler. Le reste n'est que détails : Baignade, repas, repas, baignade. Mise à l'eau de tout le monde, match de volley, et morceaux de guitare.
De mon coté, j'apprends quelques morceaux de vie de mes ami(e)s, et je profite comme le reste du monde de cet endroit magnifique où nous acueillent des gens dont la générosité n'a d'égal que leur gentillesse.
Il est 16.00, je dois rentrer. Nous le devons tous. C'est trop court mais mon train n'attend pas. Il faut repartir à Paris et revenir à la réalité quotidienne.
Aprés de multiples remerciements, un demi-tour pour un oubli, et une heure de route environ, je monte dans mon train, et m'endors pleins de souvenirs dans la tête. Ce petit sentiment de frustration car le séjour était trop court donne envie de revenir l'année prochaine. Mais quand même : On serait bien resté un jour de plus.

Merci...

à Mel, Camélia, et Thierry pour l'organisation
à Romain pour le voyage et le logis le vendredi soir.
à Martine pour la maison le dimanche.
à Pierrick ( l'homme libre), Benjamin, Marion, Sabrina, Pierre, Severin, Chloé (et son sourire ravageur), Julien, Rémi, Chloé (l'autre), Monique et Dédé.
Enfin, un grand merci à Martin, le grand père de Mélanie, pour la maison pendant le week-end et pour avoir supporté toute cette activité un deux jours durant.

Par Mathieu
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Jeudi 29 mai 2008
Je suis un fantôme. Personne ne me voit, personne ne me distingue. Juste une illusion de présence au milieu des gens. 19.01. Je suis sur le quai de la gare Issy Val de Seine. Les quartier des affaires de mon royaume. Aaahhh il y en a du businessman qui se trémousse autour de moi. Il est speed, il est pressé. La faute à la RATP probablement, il n'y a jamais assez de trains, et ils sont trop lents, trop chargés, trop en retards, trop tout et rien de rien, pas assez de peu et bien moins que pas grand chose. La RATP le mot de tous les maux, le principal intérêt des débats de comptoir, la principale conversation du beauf parisien qui balance une phrase, puis l'autre, de manière à ne pas avoir de réponse de son interlocuteur qui ne sait pas quoi dire devant tant de finesse dans l'insulte. Voilà pour l'archétype, l'opion massive, l'ambiance présentement en cette fin de journée.
Mon trajet : Ici/là-bas. Ou Issy/Bibliothèque François Mitterand. Quel grand homme que celui à qui l'on donne le nom d'un batiment où la culture est présente, et l'intellect mis à rude épreuve. L'autre bout de la ville. Je cherche un raccourci, un subterfuge, pour m'éviter une heure de train. Je vais prendre mon mal en patience. Mon train est à 19h10. Il est 19h08. Plus que deux minutes ; Deux minutes indéfinissables, perdu au milieu de cette foule qrouillante, de cette micro-société encastrée dans 20m². Ca clignote "A l'approche". Je souris mais pas trop. Tout le monde s'affole autour de moi, pour qui aura la meilleure place assise.
Changement de plan, un coup de tête, j'opte pour le tram, le tramway pour être précis.
19h20. Je vais être à la bourre. mais un coup de tête c'est un coup de tête. Demandez à Materrazzi.
Le tram', c'est moderne. Ca ne fait pas de bruit, c'est fluide comme le vent, et tout est automatique sauf le conducteur, humain. De différentes couleurs, jamais chatoyantes, le tram vous cause, pour nous dire où l'on est et où l'on va. Un vert pomme, grisonnant qui plus est quand il pleut, c'est pas la panacée. On fait avec.
Dans le tram', il y a moins de monde que dans le RER. Ou alors ça dépend des horaires, des arrêts, des gens. En face de moi, une femme s'asseoit. Sac Prada, propre sur elle, pas surfaite. Sauf au niveau sac à main. Son Prada se bat avec son Harrot's. Elle ne porte pas la thune sur elle, mais je la vois entrer dans le magasin, flairer l'occas' parfaite, la dernière trouvaille, le cliché ultime du bon gout bourgeois, la couleur géniale qui se marrie avec toutes ces fringues de chez Maxim's.
Un arrêt. PAM !!! Un groupe de veste noire entre dans la rame. Les businessmen sont de retour au bercail. Ils ont réussi !!! 19h25. Au bureau depuis 9h00 ce matin, il faut en vouloir. L'accessoire principal du passager parisien des transports en commun : Le journal gratuit. Ca lui donne l'impression de s'intéresser à l'actualité tout en lui confirmant sa volonté de ne pas dépenser deux euro dans un journal payant ; Deux euro qu'il ne donnera pas non plus au SDF joueur d'accordéon.
Un groupe s'en va, un autre arrive. La femme toujours en face de moi appelle son mari pour lui dire qu'elle sort du bureau. De l'autre coté de la rame, des gens débattent sur la vie politique et sociale. Un dame plutot enveloppée qui a un Closer sur les genoux. Un grand père et sa femme son assis en face de notre lectrice préférée. A coté d'elle, un enfant a le regard médusé de cette scène banale. Le débat est lancé, la droite et la gauche, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, tous des pourris surtout celui pour lequel on a voté. Mais bon il fallait qu'on vote pour quelqu'un sinon Lepen allait revenir au second tour. Oui mais maintenant c'est nul, le pouvoir d'achat n'augmente pas, y'a des pauvres, et il pleut. La prochaine fois, c'est décidé, je fais une grève de la faim. Ou non... j'irai au resto, ça me défoulera. J'extérioriserai ma frustration hebdomadaire sur le serveur du week-end qui n'a rien demandé, mais bon c'est sa faute il n'avait qu'à travailler ailleurs.
Y'a des moments, je n'aime pas les gens. Voyez cette vieille peau là, qui bouscule tout le monde sans gêne, qui commence à s'avancer vers la porte en bousculant tout le monde sur son passage alors qu'elle ne sort que dans 5 minutes. Ben je ne l'aime pas. Ecoutez ce gamin qui piaille pour un bout de pain que sa mère lui donnera parce que le King à la maison, c'est lui. ben je ne peux pas non plus.
De temps à autre par contre je les aime. Ce petit jeune qui laisse sa place à une femme aveugle, je l'aime. Et le joueur de musique me fait taper du pied. je le remercierai d'une pièce qu'i me demande. ca ne me coute pas grand chose et je lui rends beaucoup plus que ce qu'il demande.
Plus que cinq arrêts. Un papy se gratte, un jeune le regarde. Le cadre téléphone et prévoit son week end : Bouffe, teuf, soif, foot. Quatre mots dignes d'intérêt pour les deux jours qui s'annoncent pour qui travaille 45 à 50h semaine. Le repos, le lachage, le pétage de plombs.
Tiens un petit vieux me porte intérêt. Mais je suis mort. alors je l'emmène dans mon monde, et joue au jeu de la conversation. Je lui enlève les chaînes de la morosité pour un sourire, une situation, un instant. Le voilà qui me parle, me précise ma situation. je continue d'écrire.
- C'est pour les cours ou vous emmenez du travail à la maison ?
- C'est autre chose. Un texte, une humeur, un moment de vie.
Visiblement l'autochtone veut communiquer. Soit. Je ferme mon cahier, je rentre mes garailles, et je lui réponds. Les gens ne se parlent plus car on ne leur adresse plus la parole. Mon voisin voulait tchatcher, je lui ai répondu. En toute amitié, le temps d'un voyage, et je me dissipe. Une poussière dans la contrée citadine, au milieu du flot inhumain d'une population animale. Et puis je disparais.

Par Mathieu
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Dimanche 13 janvier 2008

Que faut-il étudier pour devenir un héros ? Voire même un super-héros.

Aujourd’hui j’ai fait la connaissance de Jack Bauer. A l’époque je connaissais déjà John McClane. Harry est mon ami, Peter est comme un frère. Quant à Bruce, Clark et Ethan Hunt ils ne sont que les membres de mon groupe fermé d’amis que j’ai conquis avec beaucoup de force.

Ils sont très forts. Mais ce que l’on ne dit que rarement c’est qu’ont-ils fait pour être si forts ? C’est vrai non ? Que faut –il étudier pour devenir un héros ? Alors pour certains on le sait.

Harry Potter a fait une école un peu spéciale pour les gens comme lui un peu spéciaux. Nous Moldus, on n’en est pas… A quelques exceptions prés, des élèves très intelligents, pas d’admission à Poudlard autre qu’avec une patte blanche ou une baguette (magique bien sur).  MacGyver, en voilà un héros au grand cœur, toujours prêt à défendre la veuve et l’orphelin. Etudions donc la physique nucléaire comme il l’a fait, et peut être aurons-nous la chance de savoir comment construire un fer à souder avec un coton tige, un paquet de farine et une bouteille de Schweppes.

Cela fait deux. Parce que John McClane là on ne sait pas. Ecole de police ? Droit ? Psychologie sociale pour savoir parler aux terroristes ? Faut-il passer une formation pour inventer comme leitmotiv « Yipi Kaï pauvre con »… Hummmm je m’interroge.

Jack Bauer… Voilà un type qui, une fois par an, ne dort pas pendant au moins 36h. Nous le voyons pendant 24h  non-stop sachant qu’il a déjà commencé sa journée quand on le découvre, et que celle-ci n’est pas terminée quand on le quitte. Voilà un type qui pendant 24h chrono ne dort pas, ne mange pas, ne boit pas, ne va pas aux toilettes ni pour pisser, chier, ou se refaire une beauté. En 24 heures, il torture trois ou quatre terroristes, il déjoue un complot mondial, il se fait prendre en otage, détourne un avion, s’évade de prison, fait face à une mutinerie… et le gars jamais fatigué, il repart comme un lapin en recherche d’une carotte bien pendue. A l’heure où on nous saoule avec les « travailler plus pour gagner plus », voilà un exemple parfait d’une politique sarkozienne. 24 heures  de boulot non-stop !!!! Bonjour les heures sup’ défiscalisées. Bon ok il n’a pas de vie de famille. Ok il sauve la planète. Ben oui il faut bien une contrepartie à tout cet engouement.  Jack Bauer, le type au forfait téléphonique illimité. Franchement, moi je téléphone 4h dans le mois, et je suis hors forfait au bout de 15 jours. Lui faudrait qu’on s’amuse à compter le nombre de fois où il téléphone en 24h. C’est son opérateur qui doit être content. Le gars il connait le numéro du CTU par cœur. A la limite… Mais dés qu’il a un autre numéro à faire, il le connait de tête. Avec tout ce qu’il passe comme coups de fil, son téléphone n’est jamais déchargé. Ni son PDA d’ailleurs. Ca c’est quand même super fort. Moi je téléphone deux heures avec mon portable (et c’est pourtant pas un Iphone) et pourtant… Il se décharge comme le fusil d’un chasseur un jour de battue.

Quand je dors, je me prends à être James Bond ou Michael Scofield. Pourquoi je ne suis pas aussi intelligent qu’eux ? Non c’est vrai… j’aurais pu me faire des tatouages avec les leçons pour passer mon bac. Je n’aurais pas eu à réfléchir  pendant des heures et me taper une sale note parce que le prof de math’ m’a saqué.  Pourquoi n’ai-je jamais eu cette relation platonique avec une femme qui n’avait d’yeux que pour moi et à qui j’ai toujours refusé ses avances. Pourquoi je n’ai jamais LA bonne vanne quand il faut, qui fait marrer les gens, sauve la belle blonde, fait pleurer le terroriste qui rentre au commissariat les pieds devant prêt à tout avouer sur ses méfaits, la hargne qu’il a contre le système et la honte qu’il va se taper devant ses camarades communistes parce qu’il n’aura pas réussi à déstabiliser le système capitaliste… JE VEUX ETRE UN HEROS !!!!!!!! Je veux sauver la planète, je veux que la veuve et l’orphelin se souviennent du blondinet qui a sorti le bébé des flammes mortelles de l’hôtel qui a pris feu… En fait, il faudrait que je fasse parler de moi.

Je vais organiser un enlèvement. Je vais mettre mon plan sur pied. Avec  un cambriolage où je dupliquerai la chambre forte d’un casino. Ca ne s’est jamais fait en plus. Et puis ensuite, je demanderai une rançon que le gouvernement aura 24 heures chrono pour me livrer sinon je ferai  péter la poubelle en face de chez moi. A coté de cela, comme je resterai anonyme, moi Matt(le touriste dépêché sur place qui était là au mauvais endroit au mauvais moment) je localiserais la bombe (à eau) je la désamorcerai parce que j’ai étudié le manuel du petit chimiste et « les mines anti-personnelles pour les Nuls ». Puis comme les terroristes sont stupides, et qu’ils ont laissé leur adresse sur le carton où était la bombe, je me rendrais chez eux, j’aurais appelé la police, et quand ces derniers arriveront (parce qu’ils sont toujours en retard) les terroristes seront ligotés autour du poteau central de la maison où ils avaient établi leur quartier général. Je délivrerai la blonde qui me dira merci.

Et puis cette dernière ira se réfugier dans les bras de son mec qui attendait dehors avec tous les policiers… Ahhhh nooooon !!!!!!!!!!!!!!!  La blonde elle est pour moi. Beh non… Bienvenu dans le monde réel. Allé, j’te paye un MacDo… Le héros s’en contentera.

 

Par Mathieu
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Mercredi 5 décembre 2007
Il a le nom d'une machine de guerre, un engin de mort qui sème la terreur autour de lui.
Son nom, c'est Beretta. Laurent Beretta. Avec un patronyme pareil, il aurait pu être flic à New York. une gueule d'ange, un physique à faire palir n'importe quel héros de série télé pour ado pré-pubère ou ménagère de moins de 50 ans. Je le vois bien en train de traquer du terroriste, investigant pendant 50 minutes et sortir une citation moyenne juste avant le générique de fin du style "Hé... On s'est bien marré non...". Bof... Beauf surtout...
Non il a choisi magicien. Ca me met dans de sales draps pour la suite de mon histoire policière (transition la plus nulle de l'histoire des forums internet)... Des draps. Un drap... Blanc, qui vole et virevolte. Blanc comme l'innocence de ce couple, la pureté de leurs mouvements, la propreté de leurs ames, l'harmonie parfaite. Ce blanc si naturel qui apparait et disparait au gré d'une musique ensoleillée, dansante. Une partenaire qui vole, qui flotte et lui qui lui répond.
L'arme et la poésie. Un paradoxe. D'où le titre de son spectacle vu hier soir au thétatre Trévise à 20.00 Métro Cadet ou Grands Boulevards dans le 10ème (si je ne me trompe pas). J'ai tout dit ?? Non.
Un spectacle et un homme. Oscar Wilde. Un hommage à l'artiste par l'artiste. 2 arts qui se complètent, ou qui se rejètent, qui s'entrechoquent, un peu comme les deux êtres sur scène qui se cherchent sans se trouver, ou qui se trouvent sans se chercher tout dépend de l'instant. Un homme, une femme, un chapeau melon, une chaise. C'est tout. La magie fait le reste, elle opère, elle nous transporte avec sa danse, dans les pensées les plus profondes de l'homme d'écriture, dans ses critiques envers la société. L'arme au poing, Beretta se fait son messager : les journaux, les Hommes, les personnages so British, et le moment de poésie nous redévore de l'intérieur, la technique disparait pour laisser la place à l'émotion.
C'est du grand art, de ceux qui nous font oublier les dures lois de la vie réelle : Le bruit, la violence quotidienne, les gens qui font la gueule... Tout est oublié pour partir au loin, dans un état second gouverné par un conteur muet et sa compagne à la silouhette furtive.
Merci pour ce grand moment de magie, et longue vie à vous deux.
Matt
Par Mathieu
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Dimanche 11 février 2007

- Papa, papa, c'est quoi le réchauffement climatique ?

- Et bien tu vois mon chéri, c'est pas compliqué. C'est quand le lundi, les températures sont aux alentours de 10 degrés le matin, avec un temps printannier, soleil et petit polo de sorties. Et le mardi avec des températures à 2 degrés le matin, un temps hivernal avec pluie, vent, anoraks assortis.

- Ah oui.... C'est vrai que c'est pas compliqué.

Par Mathieu
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Mardi 2 janvier 2007

Ce soir, je reçois celui qui fait mouiller les vieux… Pascal Sevran !!!! Et si la bite des noirs était responsable de la connerie humaine. Et si on sevrait Pascal Sevran. La bêtise humaine n’a de limites que l’imagination de celui qui s’y emploie. Et l’on peut dire que dans ce domaine, l’animateur préféré des maisons de retraites a montré des compétences bien au-dessus de ce que l’on pouvait espérer de lui. Alors aujourd’hui, il a la gueule de bois. Le gendre idéal est devenu un godelureau vulgaire et abject. C’est ainsi que ces amis, nous, vous, moi, son entourage, les personnes qui lui sont chères (je m’inclus dedans car il reste selon moi le dernier vestige d’une race d’animateur que l’on ne peut pas abandonner), avons pour mission de le guérir de ce mal qui le ronge. Sevrons Pascalou, pour qu’il ne nous abandonne pas. Mais est-ce possible ? Si nombre de maladies restent incurables, la déliquescence métaphysique de l’ami Pascal n’est-elle pas soignable elle non plus ? Quel remède existe-il ? Doit-on avouer tout de suite que des bites noires nous ont donné des grands noms : Nelson Mandela, Martin Luther King, Malcom X. Doit-on lui préciser que l’organe génital masculin ébène nous a donné Lilian Thuram sans qui nous n’aurions pas gagné la coupe du monde pendant laquelle lui, Pascal était comme 50 millions de français devant son téléviseur a regarder ce doigt sur la bouche suite à un second but (Attention je ‘ai pas dit que Thuram était à l’origine de deux des trois buts de la finale… Suivez un peu tout de même). Doit on préciser s’il en était besoin que Steevy Wonder, James Brown et quelques pères du blues et du jazz était noirs eux aussi ???? Non ce n’est pas possible. Tous ces responsables de la pauvreté en Afrique, chattions-les !!!! Au pilori les nègres !!!!!  Doit-on préciser que si la famine demeure en Afrique, c’est parce que l’Occident ne veut rien faire, que ce problème est plus politique qu’un simple braquemart au milieu d’un continent.

Si Monsieur Sevran est si méchant, est-ce peut-être parce qu’aucun boudin noir n’est venu lui titiller son oignon blanc. Une frustration qui engendre des propos hors de propos, des mots et des maux ; Et tu insistes, tu persistes et signes, tu en fais des tonnes, une génération t’entend et le ciel tonne.

Merde Pascal… Réfléchis une minute… Juste une. Pas plus et tu verras, tu regretteras. Quoi ? Tu ne peux point ? Je te cite si tu me permets « Je dis tout haut ce que tout les français pensent tout bas ». Mon charcutier dit la même chose et c’est un électeur de Jean-Marie. Remarque un homo qui vote Le Pen, on n’est plus à une contradiction prés. La France vieillit, la France se raidit, la France ne veut plus réfléchir et se laisse conduire par des propos  simplistes.

Allez hop, une tisane et au lit. T’as picolé hier soir, t’as écrit une connerie. T’assume. Mais franchement… tais-toi. N’en rajoute pas t’en as assez dit comme ça.
Par Mathieu
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Lundi 18 décembre 2006

Hildegarde et moi, on se provoque

 

Je suffoque, elle me regarde

 

Cette situation est loufoque

 

Mais j’n’en prends pas pour mon grade.

 

 

Je la confie pas à mon frère,

Je la confie pas à ma sœur,

J’la confie pas à ma mère,

J’lui achète un vibromasseur.

Il faudra qu’elle s’trouve un mec,

Un de ces grands et beaux chiens,

Qui un jour lui fera naître

Tous les 101 Dalmatiens.

 

 

Refrain

 

 

Quand je la promène, dans les champs, les forêts

Et qu’elle me ramène un lièvre déchiqueté,

Moi, je suis son maître en vociférant

Et je la maltraite, je suis son amant.

Et elle se sert de moi tout en faisant l’eunuque,

Comme Rantanplan, le chien dans Lucky Luke.

 

 

Refrain

 

 

Toute seule dans son panier, elle remue la queue.

Elle me fait dire que j’pourrais l’abandonner.

Et moi qui n’l’aime pas, je l’adore, je la vénère,

Et c’est pour ça que donc, j’la filerais pas à mon père.

En me souriant, elle se tourne la langue,

Elle se lèche les poils, se mordille la queue,

En jappant de surcroît pour que je l’insulte à qui mieux-mieux.

Alors on joue au poker, elle bluffe, elle part en vrille.

Comme le cocker, le chien dans Boule et Bill.

 

 

Refrain

 

 

Elle adore Michel Drucker et Olga sa ptite chienne

A chaque fois qu’elle la voit elle se demande pourquoi

Une chienne si moche que ça, ça passe à la télé,

Alors que toute belle qu’elle est… Elle voudrait participer.

Alors je la réconforte, elle se remet à sourire

Et elle redevient aussi heureuse que Droopy.

 

 

Refrain

Par Mathieu
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Lundi 18 décembre 2006

Et si le silence n’existait pas. Et si le bruit était omniprésent. Pas seulement le bruit sonore. Non. Quelque chose de plus virtuel, de moins concret, bruit olfactif, ou gustatif .

Le bruit spirituel, l’imagination, l’inspiration, si tout ceci était omniprésent. Présent dans l’esprit de celui qui prend sa plume et se met à gribouiller sur un bout de papier tout ce qui lui passe par la tête.

Cela fait un bout de temps (8 mois) les amis, que vous ne m’aviez lu. De retour à la vie littéraire, je me remets à vous entretenir de quelques chroniques dont seule mon imagination, et mon vécu (un soupçon débutant) ont le secret. Je ne détiens toujours pas la vérité, je n’ai pas toujours raison (sauf quand je suis de mauvaise foi) mais ce grand moment de silence a permis bien des choses.. Et pour les textes à suivre, ne vous méprenez pas. Ce sera plus fréquent (j’espère) et pas forcément aussi long. Juste une idée sur une situation, un évènement, deux ou trois phrases, quelques gouttes. Une mise en bouche, un apéritif, une mise en attente conclusive qui me rend vivant tout en me reposant sur mon clavier qui devient mon meilleur ami. Je me tiens prêt  à reprendre forme, tel un poltergeist retrouvant sa substance physique par les traits fantomatiques de l’esprit hanté de la maison. J’habite chez vous, je vis chez vous, je vois chez vous et sens chez vous. J’entends votre voix qui me murmure et BAM !!!!!… me transperce.

Un autre sujet ? Je rebondis. J’ai l’amertume de la vague méditerranéenne qui s’échoue sur la plage sans trop se remuer. J’ai la force océanique de la vague qui s’échoue sur le sable ensoleillé. La liberté de la mer fait fondre mes particules. Mon esprit se libère et me voilà, lâché, prêt à me raconter, comme si j’avais pris le train en marche, et que j’avais des choses à rattraper.

La deuxième partie vient de commencer. Les sept vies du chat sont renouvelées. Me revoilà parmi vous.

Par Mathieu
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Jeudi 27 avril 2006

Dans un champ de la Drôme

La tondeuse à gazon,

Errant parmi les chaumes

Aprés la fenaison.

Aperçoit dans un trou,

Au bas d'un éboulis,

Au milieu des cailloux

Une grosse touffe d'orties

Bien vertes, et bien grasses,

Parfumées et juteuses...

Mais le trou est profond...

Elles sont vieilles et coriaces !

Dit alors la tondeuse

Dans le fond,

Laissons-les aux débrousailleuses.

Mieux vaut se serrer la ceinture

Que de se casser la figure.

François Grand Clément

in "Fables en vrac"

Par Mathieu
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